Faire un don | +237 654876234 | lesourireassociation@yahoo.com | Ngaoundéré, Cameroun

Diabete et impuissance sexuelle

Partager cet article

Le diabète plaide pour « virilicide » involontaire
Le diabète de type 2 touche aujourd’hui près de 6% de la population africaine au sud du Sahara et cette proportion est continuellement revue à la hausse. Du fait de graves complications sur les yeux, les reins et surtout les nerfs, le diabète peut favoriser la survenue de troubles de l’érection. Mais quelles en sont les raisons et les traitements ? Nous avons essayé de faire le tour des questions couramment posées.  

Quelle est la fréquence des troubles érectiles parmi les diabétiques ? Varie-t-elle en fonction de l’âge ?
Le diabète est la première cause organique des troubles de l’érection. De larges études ont permis de situer qu’entre 20 et 60 ans, un patient diabétique sur trois en est victime. Cette proportion peut atteindre un sur deux pour la classe d’âge entre 50 et 60 ans.  L’impuissance sexuelle est particulièrement fréquente chez le diabétique, en fait 3 ou 4 fois plus fréquente que dans la population normale.

A quel stade de la maladie interviennent les troubles érectiles ? Peuvent-ils être un indicateur du diabète ?
 L’apparition des troubles érectiles est plus liée à l’âge du patient qu’à “l’âge de la maladie”. Ainsi, une personne souffrant de diabète depuis l’âge de 5 ans pourra ne pas souffrir d’impuissance alors qu’un diabète récent chez une personne âgée peut être relié à des problèmes de ce type. Les troubles érectiles constituent un assez bon indicateur (pas un révélateur) de la maladie diabétique. Il peut traduire un déséquilibre glycémique ou un “mal vivre” lié à la maladie. De tels problèmes peuvent aggraver le malaise psychologique des patients diabétiques.

La recherche de troubles érectiles fait-elle partie du bilan annuel des patients diabétiques ?
 Oui, il est nécessaire de les rechercher systématiquement chez tout patient diabétique. Mais comme tous les hommes, les patients diabétiques ont du mal à parler de troubles de la sexualité, c’est donc au médecin de faire le premier pas. La présence d’une dysfonction sexuelle doit faire rechercher une complication vasculaire. Inversement, en cas d’atteinte cardio-vasculaire, une dysfonction sexuelle est fréquemment associée

Quels sont les principaux facteurs aggravants ?
Parmi les de patients souffrant de troubles de l’érection, une étude a pu mettre en évidence 5 paramètres significatifs et indépendants : l’âge, la qualité de la relation avec la partenaire et dans une moindre mesure, la durée du diabète, l’existence d’une neuropathie ou d’une artériopathie des membres inférieurs et un mauvais équilibre glycémique, le syndrome métabolique, le tabagisme. A l’inverse, la pratique d’un exercice physique régulier aurait un effet protecteur. Ainsi, les principaux facteurs sont ceux de la population générale : l’âge et la qualité de la relation avec la partenaire. Le diabète n’intervient qu’en aggravant des facteurs déjà existant.

Pourquoi le diabète est la cause d’impuissance la plus fréquente ?
Le diabète est la cause d’impuissance sexuelle la plus fréquente à cause de l’association de plusieurs facteurs : le diabète lui-même avec l’augmentation du sucre dans le sang, les médicaments indispensables au traitement du diabète et de ses complications (traitement de l’hypercholestérolémie et de l’hypertension artérielle), très essentiel, l’atteinte des artères irriguant la verge et l’atteinte des nerfs de la verge, en particulier chez les patients diabétiques traités par insuline.
Le diabète est un des précurseurs de l’artériosclérose, cela signifie que les tissus sont mal irrigués par toutes les artères du corps, dans ce cas précis des corps caverneux et une altération des nerfs qui causent une impuissance sexuelle chez 30-50 % des hommes diabétiques, surtout si d’autres facteurs de risque existent (tabac++).

Des voies de traitement
La prise en charge a radicalement changé avec la découverte des inhibiteurs de la 5-phosphodiestérase car les effets secondaires sont moindres et faciles d’utilisation. Avant, elle se faisait des mesures psychologiques (toujours d’actualité) et les injections intracaverneuses (papavérine, prostaglandines …). Mais en cas de problèmes, consultez d’abord votre médecin traitant.

Scroll to top