Faire un don | +237 654876234 | lesourireassociation@yahoo.com | Ngaoundéré, Cameroun

Votre flore intestinale se determine des votre naissance

Partager cet article

De plus en plus d’enfants nés de nos jours souffrent dès leurs premiers jours de muguet, de mal de ventre, de »levures », sont accablés d’allergies, d’asthme, d’eczéma, de diarrhées, de constipation et toutes autres sortes d’infections. Pourquoi cela ?
La science a beaucoup évolué de nos jours ; ce qui fait que l’on est plus sensible et vigilant à ce que nos ancêtres auraient autrement négligé hier. On a souvent l’impression qu’il y a plus de maladies de nos jours parce les moyens pour les détecter et définir sont plus fins alors elles sont plus facilement différenciées les unes des autres d’une part. D’un autre côté,   ce qui
La composition de votre flore intestinale dépend avant tout de la façon dont se déroule votre naissance. Quand vous étiez dans le ventre de votre mère, votre tube digestif était stérile. Il n’y avait dedans aucun microbe. Ce n’est qu’au moment de l’accouchement que des bactéries et des levures s’y sont installées : 72 heures après votre naissance, votre tube digestif contenait déjà 1000 milliards de bactéries et levures ! Mais d’où proviennent ces bactéries et levures ? Très peu de gens le savent, là encore, mais elles viennent, pour les enfants nés par voie naturelle, de la flore vaginale de leur mère.
Or, cette flore vaginale est très dépendante de la flore intestinale et donc une femme qui aura une bonne flore intestinale dans les dernières semaines de sa grossesse donnera en héritage à son enfant les bonnes espèces microbiennes pour ensemencer son intestin. Si, par contre l’intestin de la mère est contaminé par des espèces opportunistes et pathogènes, son bébé en héritera aussi, malheureusement. Ainsi constate-on que certaines prédispositions aux maladies sont liées à une microflore particulière transmise par les mères à leurs enfants au moment de la naissance. C’est en particulier le cas des lignées familiales d’asthmatiques et d’eczémateux. Si, au cours des derniers mois précédant l’accouchement, la mère régénère sa microflore (voire dossier flore intestinale), son enfant ne sera pas porteur d’une microflore induisant de l’eczéma ou/et de l’asthme. Cette simple mesure permet donc de préserver le nouveau-né d’une déficience qui risque de l’handicaper toute sa vie avec la perspective de la terminer dans les souffrances d’une bronchite chronique, sous assistance respiratoire particulièrement invalidante.

Mais un autre cas très problématique est celui des enfants nés par césarienne. Etant directement extraits du placenta (stérile), le bébé né par césarienne n’a aucun contact avec la flore de sa mère. Il reçoit alors la microflore de l’environnement, et donc de l’environnement hospitalier, souvent riche en bactéries résistantes aux antibiotiques, en particulier le tristement célèbre staphylocoque doré (Staphylococcus aureus). Cette flore intestinale d’origine hospitalière peut avoir des conséquences douloureuses sur tout le reste de l’existence, si elle n’est pas corrigée à temps.

Donc pour les mamans qui sont forcées d’accoucher par césarienne, il est très important qu’elles ensemencent le tube digestif de leur bébé, dès la naissance, avec de bonnes bactéries. Avant de vous dire comment, permettez-moi de préciser que, même une bonne flore intestinale à la naissance peut se déséquilibrer par la suite :

Comment l’équilibre de votre microflore risque de se rompre
Après la naissance, l’équilibre de la microflore intestinale est en continuelle évolution. Il s’agit d’un équilibre dynamique qui peut être rompu par différents facteurs endogènes et exogènes :

  1. facteurs endogènes ou causes intérieures au corps : il se peut que l’enfant ait un déficit immunitaire ou une maladie métabolique discrète, qui entraîne une modification de votre flore intestinale (syphilis congénitale, diabète,…);
  2. facteurs exogènes ou les causes extérieures à votre corps : une introduction précoce (avant 6 mois) de lait artificiel ou autre aliment que le lait maternel, alimentation déséquilibrée,  traitement aux antibiotiques, vaccination, peuvent contribuer à inhiber vos bonnes bactéries, ce qui laissera la place aux germes opportunistes et pathogènes (responsables de maladies) de se multiplier ;
  3. pour ce qui est des allergies chroniques, l’introduction des aliments comme les laits de substitution, des sirops qui contiennent des conservateurs, colorants, résidus technologiques sensibilisent très tôt chez l’enfant le système immunitaire et créent la susceptibilité aux allergies.

Les conséquences sont de gravité variable : des simples troubles de la digestion jusqu’à la rupture complète des barrières de défense de l’organisme. Tout doit être fait pour maintenir cette flore dans un bon état microbiologique.
Le lait maternel est pour cela le meilleur aliment-médicament indiqué car il contient non seulement les immunoglobulines, qui vont renforcer le système immunitaire du nouveau-né mais aussi des bifidobactéries qui vont coloniser son tube digestif et avoir une action positive sur sa digestion et le développement des bactéries pathogènes. Pour arrêter l’engrenage, il faudrait que la mère favorise le développement d’une bonne flore qu’elle transmettra à son enfant et dont l’effet sera multiplié par un allaitement maternel exclusif.

Scroll to top